Nightmarish Myths

Quand les mythes deviennent cauchemardesques
 
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 Appartement 22, Petrovitch Drovniev, Bâtiment H

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Ilya Petrovitch Drovniev
Serveur au Café Pouchkine/Encyclopédie Bipède
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Ilya Petrovitch Drovniev

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Date d'inscription : 28/07/2008

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MessageSujet: Appartement 22, Petrovitch Drovniev, Bâtiment H   Appartement 22, Petrovitch Drovniev, Bâtiment H Icon_minitimeMer 3 Sep - 17:44

[De : Rues et ruelles - Rencontre fortuite]

HJ : c'est pas grave pour la taille du message, ça arrive à tout le monde d'être malade Wink.

Un peu de nervosité pour Ilya alors que Sophie toussait visiblement gênée par la cigarette ? En tous cas si elle gela le sourire du jeune homme elle ne fit que lui faire reculer sa main, il n’était pas encore question de jeter sa cancérette : fumer était beaucoup trop apaisant pour l’heure, cela lui faisait trop de bien. Mais alors que dire lorsqu’elle éclata d’un rire strident ? Le russe ne réussit à réprimer une mimique de crispation, ses tympans étant mis à rude épreuve.

Ah il savait retomber sur ses jambes ? Ilya sentit le sourire lui revenir, bien que timidement, les sourcils encore légèrement froncés. Enfin, au moins ils s’étaient mis d’accord ce qui le soulageait plus qu’il n’aurait cru, car il n’aurait pas aimé déclencher la colère de l’allemande ou un sentiment approchant (puisque les attitudes les plus courantes ne semblaient pas animer Sophie). Trop sinistre. Pourtant, et comme à sa fâcheuse habitude, sa méfiance sembla s’évanouir relativement vite.

Jetant un coup d’œil aux parties dénudées de la jeune femme, il constata qu’elle frissonnait. Ce n’était donc pas une vampire. Restait à savoir à quelle faction elle appartenait. Plus tard. Pour le coup, il semblait qu’ils avaient tous deux de plus en plus froids, et en vérité on ne pouvait qu’admirer Sophie de résister si bien au vent mordant au vu de son ventre et du haut de ses jambes sans la moindre protection. De toutes évidences, son ‘banco’ correspondait à un accord pour trouver un abri.


- Génial… , ne put-il s’empêcher de glisser. Ok,… Suivez-moi.

Tout le long du trajet, Ilya jeta quelques coups d’œil à Sophie. Comme s’il oblitérait déjà totalement le fait qu’elle était probablement plus dangereuses que tous les petits malfrats qu’il avait déjà rencontré, il était aussi intrigué que l’aurait été un zoologiste face à la manifestation physique d’un animal dont il n’aurait auparavant vu que le squelette, et ce malgré les crocs, les griffes, les muscles qui pouvaient le menacer. Quoi qu’il en soit ce ne fut pas de l’imprudence qui le conduisit à la mener chez lui. D’abord parce qu’il pensait qu’elle préférerait sans doute un lieu privé pour le genre de conversation qu’elle voulait, et qu’un café ou un bar ne se prêtait pas vraiment à la discrétion alors qu’elle n’était déjà par elle-même pas discrète du tout. Ensuite, si elle connaissait son nom, il ne devrait pas lui être bien difficile de découvrir son adresse, si elle ne la connaissait déjà. Et enfin parce qu’il préférait son minuscule appartement à la librairie pour accueillir des inconnus tout exotiques et intéressants qu’ils puissent être.

Ilya habitait l’une des nombreuses barres de béton que la Russie avait hérité de l’URSS. Mais heureusement, le jeune homme avait échappé aux quartiers plus excentrés, plus froids et plus pauvres. Les legs de sa famille n’étaient pas mirobolants mais lui avaient au moins permis de rester près du centre de Moscou non loin des bords de la rivière Moskova, sans pour autant goûter au luxe des Patriarchi Proudi.

Après un long couloir à l’éclairage et décoration impersonnels, il introduisit rapidement une clé dans la serrure d’une porte plus grise que blanche (comme toutes les autres) et entra chez lui, invitant d’un geste l’allemande à le suivre. Un joli bordel, pas de doute, et dans un espace assez restreint. Mais au moins c’était propre et la lumière allumée arrivait même à donner à la pièce une certaine chaleur. Jetant bonnet, sac et parka sur un siège il se tourna vers Sophie en lui indiquant un canapé pas encore trop encombré par les livres, affaires et autres objets.


- Allez-y, asseyez-vous. Je sais pas si vous voulez…

Il quitta brièvement la pièce revenant avec deux bouteilles, des canettes et deux verres avec l’habileté acquise au Café Pouckine.

- …. Boire quelque chose. Vodka, bière,… Servez-vous, ou si vous préférez quelque chose de chaud, je peux faire chauffer un café.

Le jeune homme disposa le tout sur la table et avant qu’elle n’ait pu répondre :

- Je voudrais juste savoir avant de répondre à vos questions… Vous appartenez à quelle faction ? Vous inquiétez pas, je répondrai de toute façon. C’est juste j’aimerais bien savoir. Après j’vous jure, je répondrai à toutes les questions auxquelles je peux répondre.
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Sophie Rozenkrantz
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Sophie Rozenkrantz

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MessageSujet: Re: Appartement 22, Petrovitch Drovniev, Bâtiment H   Appartement 22, Petrovitch Drovniev, Bâtiment H Icon_minitimeMar 9 Sep - 17:38

Sophie haussa un sourcil lorsque le jeune homme lâcha son « génial » un rictus narquois apparut sur son visage. L’interrogatoire prenait décidément une tourne bien différente de ce qu’elle s’était représenté au départ ! Elle le laissa la conduire le long des rues froides de Moscou.. L’idée de se retrouver au chaud ne lui déplaisait guère. La pensée de rentrer chez un inconnu l’aurait jadis rebuté, inquiété, mais à présent qu’elle s’est découverts des pouvoirs dont elle n’aurait pas même imaginé l’existence ( malgré son imagination fertile ) plus aucune anxiété de subsistait en elle. Et puis.. Apres toutes les informations qu’elle a rassemblé sur cet homme il lui semblait des lors difficile de le qualifier d’inconnu..
Durant le trajet il ne lui échappa pas qu'Ilya lui lançait des regards silencieux mais insistant et intrigués.. Cela lui valut d’être prise de petits fous rires stridents et grinçants, d’autant plus étrange qu’à première vue rien ne semblait les motiver ! C’est l’intérêt que l’homme lui partait qui l’amusait grandement. Nul doute qu’elle aurait été elle même fascinée si, humaine, elle avait rencontré une créature dotées de pouvoirs paranormaux. Mais une telle supposition n'avait pas lieu d'etre. Le monde méta-humain, elle le connaissait depuis son enfance, avait grandit dedans. Pourtant il était aisé de mettre en parallèle la curiosité que cet homme ressentait à l’égard du monde à la fois coupé et intégré à celui des hommes lambda à celui qu’elle ressent elle même vis a vis des factions extérieures à celles des sorciers : les vampires et les templiers par exemple. En effet il ne lui fut pas encore donné de rencontrer des représentants des autres factions, au point d’avoir longuement cru que les sorciers et les sans pouvoirs étaient deux seuls races à peupler la terre. D’ailleurs les informations sur les autres camps en présence faisaient partie de ces questions qu’elle souhaitais poser à Ilya.


Les temps changent on dirait !! Il y a quelques décennies votre KGB kidnappait les gens qu’ils souhaitait interroger et les jetaient dans un local carrelé froid et sombre en leur balançant une lumière au visage ! Les vieilles habitudes se perdent ! Bizzaro !!
Lâcha t’elle d’un trait de sa voix à la fois infantile, crispante et au fort accent allemand, le tout sans cesser de ricaner. Les épaisses semelles de ses jambières noires martelaient le sol sans relâche et avec bruit. Le froid sans doute l’incita a se recouvrir de son manteau en fourrure grossièrement teint d’un vert poisseux et écaillé.. Mais même cela ne suffit pas à chasser le froid insidieux. Ah mais qu’avait il prit à son père de les faire quitter leur Allemagne natal pour ce pays ? se demandait t'elle. Oh bien sur cette question était purement rhétorique, le fait qu’elle se la répétait fréquemment étant unqiuement du à son caractère râleur et bougon, car la réponse, elle la connais parfaitement : l’Arche !
La jeune sorcière laissa son « hôte » la conduire au travers d’un quartier résidentiel vétuste et impersonnel. Une moue grimaçante s’afficha sur le visage de Sophie.

Hm.. ça n’est pas le palais des Romanov !!
S’exclama t’elle en une plainte nasillarde et couinante. Alors que le jeune homme l’incita à entrer, elle se contenta de s’exécuter, le menton haut, méprisant cet endroit :

Un reste momifié de vos années soviets, ja ?
Ajouta t’elle, sans bien sur se détacher de son fort accent germanique ; La vue du bazare qui s’entassait dans cette surface exigu et lui barrait de nombreux accès ne fut qu’accentuer cette grimace. Une aberration aux yeux de l’allemande fidèle au cliché traditionnel Allemagne = discipline et ordre
Bien vite elle se posa sur l’un des seuls sièges accessibles, le fait que l’homme l’incita à s’assoire tenait lieu d’une coïncidence, car elle commençait déjà à s’installer et à prendre ses aises ! Son long manteau souillé de vert se dégrafa, laissant à l’air sa mini jupe, ses jambières en cuir et son t-shirt. Pourtant bien étrangement elle garda sa chapka verdatre sur son crane. Y leva une fois les yeux.. elle hésitait grandement à la retirer ..Ce n’était pas de la honte, seulement elle se demandait si il était bien judicieux de révéler sa nature à cette personne..
Elle attendis que le jeune homme veule bien revenir, emportant tout son barda de boisson auxquels elle lança un regard inexpressif. Bientôt, Ilya lui posa une question, concernant sa faction.

Vous etes un petit curieux vous !
Répondit t’elle tout d’abord, agitant un indexe osseux devant elle en ricannant. Apres mure réflexion, elle se dit que l’homme en savais déjà long sur les faction. Aussi se décida t’elle. De ses deux mains elles retira son chapeau en forme de cylindre en fourrure, ce qui révéla son crane sans cheveux, et l’étrange cloque en forme de fleur qui ornait son front.

Sorcière !
Murmura t’elle se désignant des pieds à la tête, un large rictus ornait son visage, elle se délectait par avance de la réaction du jeune homme
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